LES ELEPHANTS - ELEPHANTENTREFFEN

d'après les recherches effectuées par Daniel Gasser

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C’est Ernst Leverkus, dit « Klaks » (rédacteur du journal Das Motorrad) qui lança, dès l’hiver 1956, l’idée d’une réunion, pour deux raisons :
- prouver que les motos roulaient toujours l’hiver
- essayer de fédérer le milieu motard allemand, dans un premier temps Une légende motarde raconte que Klaks, qui roulait en KS601, réunit dès 1953 trois de ses copains dans son jardin en plein hiver ! C’était le principe fondamental de la rencontre qui fut privilégié les premières années. Chacun vient pour le plaisir de se retrouver entre motards et rien n’est vraiment organisé. L’éléphant vert était le surnom donné à la Zündapp KS601. Ce surnom est à l’origine de l’appellation du rassemblement car, seules, ce sont retrouvées des KS601 la première année.
L’histoire de l’Elefantentreffen peut se résumer ainsi :
~ les Eléphants nomades : de 1956 à 1960, les Elephs ont émigré chaque année
~ les années Nürburgring : de 1961 à 1977
~ les années Salzburgring : de 1978 à 1987
~ les années de cohabitation : à partir de 1989

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L'édition 72, racontée par Dan, président du Motosapiens de Forbach

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En décembre 1971, mon pote Jean-Marie me propose de faire les Éléphants. Pour cela, il a acheté une 125 Gentil, ça ne s’invente pas ! Comme il n’a pas encore le permis, c’est moi qui conduirai.
Et nous voilà partis, un samedi glacial et enneigé de janvier, avant l’aube. Nous traversons Sarrebruck déserte et prenons la direction de Trèves. La campagne est recouverte de neige. Le faible éclairage de la 125 et la neige qui tombe, rendent la vision délicate...

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Ce qu'en disait la presse à l'époque par Gilles Gaudechoux

Concentration Motos Elefanten Treffen Eléphants Motos photo Erika Moisan

Que dire de plus sur les Éléphants ? Tenter de montrer les extrêmes du monstre.
Les Eléphs en 65, c’est une trentaine de Français, épuisés, gelés, arrivés tant bien que mal avec des bécanes « improbables »sur un réseau routier sommaire, après 2 ou 3 jours de route, de pannes, de galères diverses, équipés de bric et de broc ; ce sont des passionnés indigents en Mob parfois, ou sur des 125 pourries, qui finissent en auto-stop, mais ne renoncent pas. Vous avez dit passion ?
C’était, les grandes années, une aventure qui pouvait prendre 4-5 jours, par des températures sibériennes… Pourtant les conseils ne manquaient pas : chaque année, dans Moto Revue, les rédacs y allaient à grand renfort de trucs et astuces pour préparer le gars et la machine. J’ai même retrouvé un article de M.Perdrix dans lequel il incitait les nouveaux participants à bien se préparer… Du Ring, c’était une autre histoire...
Malgré l’enjeu, et avec d’autre moyens, des mordus qui n’avaient rien à prouver y allaient régulièrement : Robert Sexé, les journaleux Philippe Folie Dupart, Patrick Négro, Gilles Mallet, F.M. Dumas, J-P. Frisquet, Guido Bettiol, l’indéboulonnable Charles Krajka, et tant d’autres qui auraient pu s’en passer sans que leur notoriété en soit affectée.
Mais les Eléphs, c’est un truc incontournable. Il faut y aller.
Les Eléphs, c’est aussi les milliers de bagnoles, surtout les années sans neige (71 et 72 par exemple), c’est aussi une espèce de monstre qui pue la frite, mais tu dois y aller, c’est comme ça, au moins une fois dans ta vie de motard...
J’aime bien la phrase de « Zinzin » Frisquet :
- « Au fait, c’est quoi les Eléphs ? »
- « Je ne sais pas, c’est rien, un gros bordel, une kermesse, un truc où il y a 9999 motos qui attendent la tienne. »

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Ce que les motocyclistes racontent...

Et, ce qu'ils se répondent !

  • message 007 - 2014

    de Gueguette J'ai fait deux fois les « éléphs ». La première fois en solo avec ma 500 Four et un passager, en 1975… il y a eu de la neige!
    La deuxième fois en side Guzzi avec Norma et Popol en 1977… on s'est fait rincer à l'aller et on a eu du brouillard pour rentrer !
  • message 006 - 2013

    de Daniel Gasser Les Elefs de Loh/Thurmannsbang-Solla sont assez nullos à mon goût. Beuveries et chikayas entre Allemands et Russes.
    Les Altes Elefantentreffen sont sympas et pas mal de side Ural/Dnepr. Mais le camping, obligatoire, est cher.
    Le Drei-Königstreffen est très discret, presque trop famille. On s'y emmerde.
  • message 005 - 2011

    de Bernard Quels souvenirs ! Digoin
  • message 004 - 2011

    de Perraud Michel LES ELEPH ! 1980, 1981, 1982, 1984, 1985 à SALZBOURG : super. Bon je ne pourrais pas tout, vous conter tant j’y ai passé de bons moments (aussi bien sur la route que sur place). J’ai connu beaucoup de gens grâce à cette manifestation.
    1994 : SOLLA la zone, passez votre chemin, il n’y a rien à voir. C’est comme si j’organisais une super hivernale dans les Monts du Beaujolais en demandant une somme exorbitante pour vous donner le droit de planter la tente dans la boue. Quel programme. Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages ! Sacrés allemands.
    NUBURGRING ? Je demande à voir.
  • message 003 - 2010

    de Daoufars Denis La première fois que j’ai fait les Éléphants c’était en 1977. Je suis parti sur une 550 Honda, nous avons dormi à Thionville, le MC les Busards avait fait un point de chute où on pouvait se restaurer.
    Ensuite sur le circuit du Nurburgring la neige avait fondu et cela avait fait un bourbier du tonnerre j’ai gardé un très bon souvenir ; le propriétaire de la moto, c’était ça première concentre, à cette époque je roulais en série 2 et j’avais des soucis avec le moteur (masse de vilebrequin cassée) que des souvenirs inoubliables.
  • message 002 - 2010

    de Ricou A ce propos, je recherche une médaille des Éléphants de 1975 ainsi qu’un patch du Nurburgring de cette même époque. De même que si quelqu’un avait des photos ?
  • message 001 - 2010

    de Ricou Les Éléphants de 1975, Ah ! J’y étais, avec mon frère. Nous avions une Honda 450 CB bleue. Nous avons dormi sous la tente par pas loin de -10. Au point que nous avons investi dans une botte de paille qui nous a fait un matelas isolant et confortable. Nous avons distribué le reste aux autres campeurs alentours.
    Nous avons fait un aller/retour Koblenz avec un froid ! Comme passager et du haut de mes 15 ans, j’en ai pleuré. Quelle souffrance, mais quel souvenir !