LA BASTILLE : MOTARDS ET POLICE

la minute historique du Pr Gilloo !

Bastille Moto Club des Cheminots Sportifs de Paris

Je fouille, je fouille et je retrouve ces savoureux échanges entre les motards de la Bastille, le commissaire du 12°, le tout arbitré par mon chroniqueur préféré, le mystérieux « Soixante Neuf »... et son logo magnifique, celui des Gueux de la Route, le fanzine original précédant de quelques années celui créé par le Grec, la Gauffre et Fanfan, nommé les Gueux d’route.
Les éditions du 69 étaient basées à Machecoul près de Nantes et ont publié un bouquin sur les motards ; ils vendaient également « sous le manteau » un fanzine ; j’en ai acheté quelques fois à Bastille, à Rungis et j’ai rencontré une fois le gars qui signait ses chroniques : Soixante Neuf. Après la disparition du dit fanzine, il a fait des piges à Moto-Touring, sur un beau ton, original, un brin anar... Très seventies quoi ! Je n’ai jamais eu trace de ce mec. Donc, ce transfuge des éditions du 69, illustrait ses chroniques de ce beau logo...
La devise du 69 était : « si je meurs, je ne veux pas qu’on donne mon cœur à un automobiliste ». Chaud, non ? Un brin sectaire quand même, mais répétons-le : nous sommes en 73...
Ces documents intéresseront les « historiens » certes, mais nous avons été si nombreux à fréquenter ce rassemblement, et c’est tellement représentatif d’une époque que je ne pouvais pas garder çà pour moi !

CE QU'EN DISAIT LA PRESSE D'EPOQUE

synthétisé et rédigé par Gilles Gaudechoux ou Gilloozzzze

Bastille Moto Club des Cheminots Sportifs de Paris

LA BASTILLE (La Bastoche pour les intimes)
Pour compléter l’article de François GOMIS, voici quelques photos d’époque (mai 69) parue dans Moto Revue, illustrant un article de 4 pages sur le « phénomène » Bastille.
L’origine est effectivement spontanée et elle émane d’une poignée de motards qui se réunissait à Alésia, vers 64/65, au Bouquet (bistrot popu qui est devenu brasserie un peu chicos...).
Dans ces années-là, motard égal problèmes, donc plaintes de riverains, harcèlement policier, tout le monde déménagera à Bastille ; au tout début, le bistrot le Clairon sera le QG des motards (ne cherchez pas, il n’existe plus).
Puis le mouvement prenant une ampleur considérable, chaque vendredi soir verra la Bastoche conquise pas des centaines de motards ; c’était le lieu de départ de pas mal de Franciliens vers les diverses concentres, mais aussi (surtout vers la fin) le lieu de trafics un peu chelou...
Puis la mairie de Paris va requalifier le quartier (ils feront l’Opéra-Bastille juste en face du lieu du rassemblement) et ce sera tout doucement la fin du mouvement, qui aura quand même vécu une quinzaine d’années.
Après tout çà, les motards partirent au château de Vincennes, en moins grand nombre... mais ceci est une autre histoire...

album

LA BASTILLE

source : La Prise de la Bastille par François Gomis

Bastille Moto Club des Cheminots Sportifs de Paris

Le seul rassemblement qui n'ait jamais été organisé par quiconque !
Beaucoup ont encore en mémoire le rassemblement de motos qu'il y avait le vendredi soir sur la place de la Bastille à Paris.
C'était gigantesque. La « prise de la Bastille » par la gente motarde a commencé dans les années 60...
[ndr : lisez la suite sur « bike 70 »]

bike 70