Portrait de Motards Michel Jamot infernal

Michel JAMOT

1949-2002
par Antoine, d'après les propos de Mimi (Yasmine)|actualisation août 2020|6 commentaires

Michel habitait à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, à la (tristement célèbre) cité des Francs-Moisins. Il avait exigé un appartement, en rez-de-chaussée, pour pouvoir garer sa moto sous la fenêtre. Il y avait un lieu où il se rendait souvent : le Bol d'Or (peut-être dans le Val-d’Oise ?)
Il adorait lire Audiard et vouait un culte aux Beatles, et rien ne pouvait tant lui faire plaisir qu’une Pelforth Brune.
Fumeur occasionnel, il appréciait particulièrement les John Player Special.
Para durant son service militaire, il y avait acquis tous ses permis.

Fin des années 1970, il chevauchait une Honda CB 750 Four, rouge, en solo d'abord puis il y a attelé un side-car plus tard, entre autres pour des raisons de sécurité, car je m'endormais derrière lui.
Durant les rallyes d'hiver, il portait toujours un pull que je lui avais tricoté (une manche bleue, une manche rouge et blanche au milieu).
Outre les rallyes, il organisait régulièrement des fêtes, avec ses amis motards, sur un terrain de camping qu'il louait à l'année en bord de Marne, dans la Seine-et-Marne.
Il adorait faire la fête avec ses amis et nous avions très régulièrement du monde à la maison. Notre appartement servait parfois d'étapes aux motards lors de départs en concentres. Mais aussi, Michel étant membre de la Confrérie, nous recevions des motards dans d'autres occasions.

Michel était quelqu'un de très généreux, d'intelligent avec un esprit ouvert à 360°. Quelqu'un de très sensible aussi. Je ne l'ai jamais vu autant pleuré qu'à la mort de son ami motard Jean Poirot, qui s'est tué en 1980 (suis pas sûre, mais je crois que c'était en 80) dans un accident de moto.
Quelquefois impulsif lorsqu'il se mettait en colère, il devenait impressionnant, d'autant que personne ne lui faisait peur.

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Portrait de Motards Michel Jamot infernal
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Vos Commentaires
message 005 - octobre 2020 - de Thierry Garnier

Pour continuer sur Michel que j’ai bien connu… il y a très longtemps… j’étais, moi aussi de Saint-Denis (où je suis né en 55) jusqu’en 64, puis de 69 à 76, quand j’ai fait construire ma maison de Mours…
Donc Michel ainsi que son frère et 5 autres Dyonisiens, nous écumions les quelques rassemblements et quelques balades un peu partout, avec sa Gus Kuhn de l’époque, j’avais déjà parlé du retour sous la pluie de Lachelle/Compiègne avec sa passagère qui tenait un parapluie sur sa tête en 70 !
Et, effectivement les réunion au Bol d’Or à Enghien cher la Mère Le Goff, où à celui derrière la gare... Enghien c’était aussi la ville de Bruno Bérard (lui aussi mériterait une fiche !)…
Ce que peu de gens savent, c’est que dans les années 70, en France, la contraception féminine n’était pas encore bien acquise et que beaucoup de « mecs » s’en foutaient... donc beaucoup de jeunes filles se retrouvaient enceintes... Michel, en a aidé beaucoup, quelques-unes plusieurs fois, il nous demandait de l’aider à financer, ce que j’ai fait (n’allez pas croire que j’y étais pour quelque chose, j’étais puceau encore, j’avais d’autres choses à faire, les études, puis le travail dans la pub, puis ma 1re maison (à 20 ans), puis ma résidence secondaire (à 23!)... et on allait en Belgique ou en Hollande avec lui, et la jeune ou moins jeune fille, en voiture... (une fois il était parti à moto et au retour il y eu une grave complication... donc c’était devenu obligatoirement en voiture) car en France ce n’était pas possible (souvent les délais étaient dépassés ou comme il fallait l’autorisation parentale...), Michel était toujours présent dans ce cas, la route de Torhout ou d'Amsterdam, n’avait plus de secret pour lui…
Les Week-ends à Trilbardou le long du canal de l’Ourcq (avec la Marne qui est juste à côté) où il se ressourçait…
Deux autres figures du groupe étaient Michel de Poligny-Quirot, ou si l’on préfère Quirot de Poligny, et son frère Alban…
Pour revenir à Michel, quand il vivait aux Francs-Moisins... il avait une carabine chargée à sa fenêtre... personne ne touchait à sa camionnette ou à la 4-pattes... personne ! Il était aussi comme ça Michel, le cœur sur la main mais fallait pas le faire chier…
Malheureusement, je n’aimais pas sa période trop alcoolisée... (pas que pour lui d’ailleurs !), beaucoup en sont morts... et j’ai été surpris de le retrouver quelques 10-20 années plus tard à la Confrérie... et nous nous sommes revus comme cela, par hasard, lors des quelques rassemblement auxquels je participais ou par hasard... puis, j’ai appris sa mort... dommage…
Pour moi, malgré tout, il restera ce type bien qui a aidé pas mal de gens - dont beaucoup de motardes... 


message 005 - septembre 2020 - de Vicky

Michel, était un mec super sympa, encore un "grand frère" pour moi.
Je l'ai connu, fin 1971, il roulait en Norton Gus Kuhn, (il était chauffeur routier) et on se retrouvait chez la mère Le Goff au café du Bol d'Or place du marché à Enghien-les-Bains (Val-d'Oise) avec toute une bande de potes, dont certains que je vois toujours.


message 004 - 2020 - de Jany Bertrand

Papa Jamot, c'est pas une fiche c'est une encyclopédie qu'il faudrait pour le raconter ! Un grand monsieur.
En descendant au rallie de La Nouille, avec une bande (Roquet avec sa chienne dans le side, Le Marin en 125 (sans permis), etc.
C'est Le Marin qui conduit en premier (car le plus lent) sur l'autoroute. Arrêt à une aire où la chienne se barre et se fait prendre par un beau mâle : Roquet veut porter plainte pou viol, le propriétaire s'en tire avec une tournée générale... on décide de sortir de l'autoroute avant Beaune (pour goûter les vins du coin) en ce temps là, on roulait avec un bon coupe boulon et on forçait la barrière juste avant la sortie pour ne pas passer au péage. Bref donc Le Marin a consigne de s’arrêter juste après le prochain pont... donc il ralentit et tourne juste après le pont et nous on suit tous et on se retrouve au milieu d'une bande de flics en train de monter un radar... on redécolle tous de là comme une volée de moineaux... plus loin, après le coupe boulon, on se trouve sur une place de ville avec une grande terrasse de bistrot pleine de touristes pas moyen de s'asseoir sauf au milieu une petite table avec seulement une chaise en un clin d’œil Michel (Jamot) s’assoit à la seule place de libre, je m’assoit sur ses genoux et on se roule des grosses pelles tout en se pelotant ! en deux minutes la terrasse était libre et la bande pouvait s'installer pour commander les rafraîchissements !
Et comme ça à chaque sortie...


message 003 - 2020 - d'Alain Bouchaïb

C’est Michel Jamot, alias l'infernal, qui m'a emmené à ma première concentre en 1978 puis à d'autres ensuite. Il habitait alors, aux Francs-Moisins. Je me rappelle d'un Triton, en pièces, dans son appartement.


message 002 - 2020 - de Pascal Parrent

Le nom et la profession me le rappellent, on a fait des sorties ensemble.
J'étais le petit jeune, et il était venu me chercher avec un Citroën TUB à la gare de Lyon quand j'ai cassé ma MZ à Clermont-Ferrand, avec les Dragons au Puy de Sarcoui.


message 001 - 2020 - de Thierry Garnier

J’ai connu Michel Jamot en 1970, à l’époque, avec son frère, ils étaient éboueurs à la ville de Saint-Denis et avaient d’autres occupations l’après-midi. Ils habitaient dans une petite ruelle parallèle au commissariat de Police qui était à l’époque derrière l’Hôtel de Ville de St-Denis…
Michel avait une Norton GusKuhn, et nous avons fait ensemble plusieurs concentres au début des années 1970.
Je l’ai retrouvé bien après à la Confrérie…


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