Jean-Marie DEBONNEVILLE

texte Antoine

Portrait de Motards Jean-Marie Debonneville le Druide

Jean-Marie Debonneville, aussi surnommé « Le Druide » est l’archétype même du « Grand Rouleur » des Trente Glorieuses. Il m’a dit avoir commencé à piloter en 1953. D’une génération intermédiaire entre celle des précurseurs, tel Robert Sexé, et des plus « jeunes de l’époque », il fut, dans ces années 70, un modèle pour beaucoup.
Organisateur assidu de rallyes, dont le plus connu reste sans conteste « Les Cols des Alpes » qui, 17 ans durant, emmena les participants sur les cols, routes et pistes militaires des Grandes Alpes européennes, souvent peu goudronnées ! Ainsi motocyclettes, motards et nature se fondaient.
Toujours dans le monde motard, même s’il ne pilote plus, il organise de petits rassemblements d’anciennes (dans le Vercors) et aime y retrouver de proches amis.
Il sillonna régulièrement les rallyes, concentrations, zielfhart, rassemblements nationaux et internationaux avec son éternel sourire. Reconnaissable à son blouson, à ses bottes de cavalerie et à son pantalon en cuir, peu courant à l'époque, il martelait, et martèle encore, que c’est l'état d'esprit motard qui y est primordial et non sa monture.
Il a possédé un nombre impressionnant de machines dont une Münch Mammut (qu’il n’apprécia que très peu), une Nimbus attelée, une Ariel Square Four, une BSA Rocket 3, un side à moteur Wolkwagen, etc. Il fut parmi les premiers français à avoir participé au Dragon Rally. Bien sûr il fut des premiers Millevaches.
Avec une formule préférée comme « bon on roule », il est donc logique qu’il ait monté un moto club nommé « MCP les Brûleurs de Gomme ».
Début 1971, il fut invité, par un groupe de Présidents de Clubs non affiliés, pour disserter sur le devenir des concentrations libres, qui avaient tendance à quelquefois tomber dans la pagaille. De cette entrevue naquit la Confrérie des Chevaliers Motocyclistes, qui prônât, et prône encore, l’entraide et l’amitié universelles. Il en est, avec Michel Perdrix et Christian Blanchot, ambassadeur.
Bôcu et Patrick Servanton l’avait rencontré pour Concentres d’Hier, mais la collecte d’informations le laissa perplexe quant à l’utilité d’une telle démarche ! Il se méfiait, vraisemblablement, d’une éventuelle connotation mercantile dans cette approche.